• Me revoila!!!!!!!!

    OUI!!!!! me revoilà sur mon blog !!!!!
    Je me suis dit après tout , il faut bien qu'il me serve ....
    Je vais à nouveau vous donner des nouvelles sur les différents espaces et vous raconter parfois des anecdotes ..... 
    De plus orange nous annonce des coupures "pour travaux" assez importante sur le serveur , et donc je serai dans l'impossibilité de faire certaines manipulations sur mon site .... Enfin nous verrons bien..... Je vous tiendrai au courant.
    Bon, c'est tout pour ce soir besitos à todos .....


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    1
    Vendredi 7 Janvier 2011 à 16:55

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    ... Deux mois plus tard, Juan-Bautista Juan débarquait au port d’Oran avec une demi-douzaine de compagnons de Salinas du même âge, tous disposés à échapper aux émeutes de Cuba, et sans billet de retour. Ils avaient brûlé leurs vaisseaux avec enthousiasme sur cette côte oranaise dont ils ignoraient tout, disposés à créer de nouvelles racines, à conquérir le droit de vivre libres. Ensemble, ils se sentaient plus forts, ignorants des dangers qui les menaçaient sur cette terre inconnue en laquelle ils fondaient tant d’espoirs, disposés à travailler, oh oui, à travailler dur et suer sang et eau pour gagner leur liberté. Ça, ils savaient faire : en Espagne, quand ils le pouvaient, que la pluie avait daigné descendre sur leurs terres brûlées, sauvant les récoltes qui réclamaient des bras, ils se levaient avant l’aube, moulus de la veille, pour reprendre la faux et s’activer fougueusement afin de prendre le soleil de vitesse et finir avant le soir le lopin assigné pour la journée. Travailler, et travailler encore, ils savaient faire, et ils osaient croire que ce pays qui leur paraissait déjà si beau leur offrirait l’occasion de le démontrer. Ils allaient faire fortune, tous, grâce à leur travail, dans ce pays tout neuf, sans passé ni tradition, qui n’attendait que du sang nouveau pour avancer. Et ils se mêleraient sans peur et sans complexe à la population locale, les Arabes dont ils ignoraient tout, les Français dont ils ignoraient la langue, mais aussi les Napolitains, les Siciliens, les Grecs, les Mahonnais, les Valenciens, les Maltais, tous ces gens misérables venus de contrées misérables, et qui feraient un pays nouveau, riche et généreux. Ils ignoraient que les deux tiers des émigrants avant eux étaient morts sans avoir pu commencer à travailler, que ce ciel si pur qu’ils découvraient fascinés, se ferait payer de misère et de sang. Ils ignoraient les marais, les moustiques, le paludisme. Ils ignoraient les rats, la peste et le typhus. Ils ignoraient l’eau croupie, le choléra, et la variole, et la lèpre, et la tuberculose, toutes ces maladies qui faisaient des ravages et prélevaient leur part de victimes, qui ne tuaient pas toujours, mais toujours semaient la douleur et la désolation...

    (Tout conte fait, ou la perte des racines. Alain Bonet i Juan)

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    Vendredi 7 Janvier 2011 à 16:59

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    1949 ... Cet été-là nous passions les vacances pour la troisième année consécutive à Arzew, sur une petite plage entre le fort et l’usine à soufre. Nous étions quatre familles à partager ce coin privilégié que nos parents avaient investi sans rendre compte à personne. Le terrain avait été damé et convenablement arrosé. Les guitounes de l’armée, deux ou trois par famille, louées à Vidal & Manégat, étaient dressées en demi-cercle face à la mer, tandis qu’au centre une très grande toile bâchée était tendue sur des madriers bien plantés en terre, offrant une aire couverte de deux cents mètres carrés au moins. Dessous, sur des tréteaux, des planches zinguées servaient de tables contre lesquelles étaient disposés de part et d’autre, des bancs de bois d’une seule longueur. Les hommes récemment rentrés de la guerre appliquaient avec efficacité ce qu’ils savaient faire en matière de campements. Derrière les tentes, un espace était réservé à la lessive et aux latrines creusées à même la terre suivant les canons des campagnes militaires. Mon père était le maître d’œuvre et l’architecte de l’ensemble qui reflétait solidité et confort. Le transport de tout le matériel et le ravitaillement en eau étaient assurés par le petit camion Dodge des Ségui, acquis aux surplus de l’armée américaine... (Tout conte fait, ou la perte des racines.  Alain Bonet i Juan)

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